Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 13:19
Frusciante nous revient en 2009 avec un nouvel album a priori moins accessible que les précédents. Profitant de la longue trève des RHCP, John a pu travailler les parties instrumentales et nous livre aujourd'hui un skeud a aprécier dans le calme d'un clair de lune.

Tout commence avec une magnifique intro instrumentale, "Before the Beginning" a la fois simpliste a premiere ecoute et remarquablement travaillée sur les bruitages extérieurs qui donne de la dimension au grattage de corde. 9 minutes de montée lente, qui nous imprègnent dans un univers stratosférique entre terre et lune,  entre reve et realité, entre passé et présent, entre nostalgie et affronts.

"Song to Siren" colle a la peau de Frusciante par le theme abordé, encore et toujours melancolique
"On the floating, shapeless oceans
I did all my best to smile
'Til your singing eyes and fingers
Drew me loving into your eyes"

et nous emporte dans un torrent de tristesse.


"Unreachable" fait preuve de plus de variation au niveau du rythme tout comme God qui vont ensemble et relève la teinte sombre de "The Empyrean". Shoot me shoot me ne cesse de resonner en moi...




Mais prenez garde "Dark/Light" nous ramène vite aux fondements de la musique frusciantiene. Longue traversée de plus de 8 minutes avec chorus ou s'echelonne tout d'abord une courte marche funèbre d'un peu plus de 2 minutes. Viens alors l'accueil dans un autre monde, dans une autre vie, trip de comateux en fin de tunnel pendant près de 6 mnutes. Chanson troublante par sa construction et qui montre encore les progrès de l'artiste.

"Heaven", décevante un peu trop "classique" mais s'en suit l'excellente "Enough of me"' qu'on se surprendrait a chanter dans une eglise protestante avec des coeurs de gospels et des musiciens africains aux maracass.

Central un peu longuette et pas forcément intéressante laisse place à "One More of me" et sa voix grave facon Neil Armstrong.

L'album se termine par un titre des plus magnifique "After the ending" qui fait référence intelligemment au premier titre "Before the beginning" et qui place encore une fois "The Empyrean" hors du temps.

La voix très aigu de Frusciante fait echo au ton grave du morceau précédent. Le piano remarquablement utilisé semble propulser le titre dans des abimes inateignables.


A noter les deux bonus intéressants. "Today" très rocknroll a base d'acides et de rages facon velvet underground.
"Ah yom" très souriant mais pas forcément reussi. Sonne comme du déjà entendu mais parait pour le moins efficace.

Le grand retour de Frusciante est annoncé et il est bel et bien la.

Note = 14/20


Pour les non addicts, Frusciante c'est aussi ca

"Time Tonight"


"How Deep is your love" cover des Bee gees


"Omissions"  (a voir pour la beauté du clip)


"Song to say when I am lonely"  prise de l'ATP festival.



Bonne decouverte
Par MaTT - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /Jan /2009 19:51
Leonard, la trentaine passée, toujours chez ses parents et travaillant dans l'entreprise de son père est un homme perturbé.
Il a des reactions imprévues car touché par le syndrome de bipolarité.
La famille juive et ses traditions y sont mis très en avant (la famille et son importance, le mariage des enfants, le travail, les responsabilité, la religion..).

Leonard est partagé entre le fait de suivre un destin tout tracé avec la fille que ses parents lui ont choisi ou de tout remettre en cause en tombant amoureux de sa voisine.

S'en suit un chassé croisé qui montre encore tout les talents d'acteurs de Joaquim Phenix qui realise une prestation epoustouflante.
L'histoire est simple, et  à la portée de tous. On peut s'y retrouver aisément et celle ci change des habituels films romantiques a l'eau de rose dans lesquels grandeurs et décadences nous empêche de se sentir concerné.

Quelques longueurs neanmoins mais une fin très emouvante et belle.

James Gray realise encore un film qui est une vraie reussite dans l'etude des comportements humain avec son fidèle lieutenant Phoenix. Une belle oeuvre après le très reconnu "La nuit nous appartient" tous les deux présentés a Cannes.

Note = 13/20

Par MaTT - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /Jan /2009 19:27
Jolie fable des temps moderne, Aide toi le ciel t'aidera raconte l'histoire loufoque de Sonia, aide sociale pour personnes agées et  une mère de famille noire avec 4 enfants qui doit faire face a un drame terrible le jour même où son sa fille se marie : Le décès de son mari.
Pour ne pas gacher la fête, elle ne dit rien a personne et décide de cacher le corps chez son voisin (Claude Rich).

Elle choisit finalement de ne rien dire à personne et d'enterrer son mari dans la cave sur les conseils interessés de son voisin Robert.
L'histoire se passe durant la cannicule meurtriere de 2003.

Peu a peu Sonia essaie de vivre dans cette cité, a refaire sa vie, mais reste dans sa tete cette terrible histoire.
Robert s'attache de plus en plus a la jeune Sonia jusqu'au point de non retour.

Fort en péripétie, fort en couleur, fort en simplicité, cette tragicomédie nous apporte une vue nouvelle sur la cité sans stéreotype et melange les gens (vieux, jeunes, noir, blanc) avec beaucoup de finesse loin des clichés black blanc beur qu'on a pu voir dans d'autres film de ce genre.

Félicité Wouassi est étonnante tout au long du film, traversant ces différentes épreuves difficile avec force et courage.

On ressort de ce film avec un doux vent de fraicheur, aux sonorités africaines remplies de chaleur.


Note : 12,5/20


Par MaTT - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 15:35
Steve McQueen a choisi pour son premier film apres plusieurs court metrage très remarqué, de porter un regard sur un episode très célébre de la periode Tchatcher en Grande Bretagne : La grève des couvertures et de l'hygiene (Blanket and No Wash Protest) puis la greve de la faim (Hunger) de prisonniers du mouvement extremiste de l'IRA.

Si on resitue l'action, nous sommes en 1976. En 1972, lors d'une manifestation pacifiste d'indépendantiste en Irlande du Nord la police tire sur la foule et tue 14 innocents. Il s'en suit une replique de l'IRA (irish republican army qui souhaite la reunification totale de l'irlande et la recupération de l'ulster pris par la couronne britannique) qui realise plusieurs attentats.
Tchatcher decide de changer le statut specifique des emprisonnés indépendantistes et de les considérer tous comme des criminels.
Une revolte dans les prison se met alors en place sous le leadership de Bobby Sand en lancant le Blanket and No Wash Protest. Le film commence a ce moment precis.


On y retrouve des hommes nus se révoltant contre l'ordre britannique, des hommes aux regard déterminés, des hommes prêt a souffrir pour des causes qu'ils estiment justes. Le lyrisme des images, de l'expression des sentiments des personnages est ici omniprésent.
La parole reste secondaire, seul la vue et la pensée sont accordés aux spectateurs.
Des cabines de prison ravagées par les odeurs d'excréments, les murs de merdes où l'ont se surprend a en sentir presque l'odeur, la bouffe ecrasée dans un coin mélangée au vomi, la pisse qu'on fait degouliner vers les portes des cabines pour en innonder les couloirs. Non ce n'est pas un film d'horreur mais le dégout est bien la.

Frappant reste cette image en ouverture de film du gardien se lavant les mains recouverte de sang, on en comprend quelques moments plus tard les vraies raisons. Ou comment la violence prend des proportions diaboliques dans cette prison où l'on clame l'indépendance du peuple irlandais.
Mc Queen utilise des plans surprenant pour filmer l'interieur de la prison et multiplie les angles de camera ce qui rend l'image d'autant plus belle, d'autant plus troublante.

Effrayant reste le moment ou Bobby Sand se fait passer a tabac par les gardiens malgré ses débattements pour se faire couper les cheveux et prendre un bain. Je ne décrirai pas les scenes pour preserver l'interet du film mais elle sont d'une rare dureté, a la limite du soutenable et visibles bien evidemment que par un public averti.

Un autre passage marquant sera également les pleurs de ce policier caché derriere un mur pendant que la dizaine de ses collegues tabassent un a un presque a mort, je dirais tellement la violence est insupportable, l'ensemble des prisonniers indépendantistes. Comme s'il se rendait compte que tout ce qui se passait, que toute cette violence humaine n'avait aucun sens.
Lorsque l'on voit ces hommes aux marques indelebilles de matraques sur le corps assommés et tiré par les pieds pour etre renvoyés en cellule le sang giclant sur les murs et le long du sol, j'ai du mal a ne pas detourner le regard.

Tous ces moments se déroule dans un silence qui ronge l'ame et le coeur. Mes yeux se surprennent a faire naitre quelque larmes, je suis retourné, complètement par ce que je suis en train de voir.

Une discussion arrive alors qui durera plus de 20 minutes entre Bobby Sand et un prêtre sur les raisons du combat de ce dernier pour son peuple, pour la vie des siens. On comprend alors la determination de ce dernier à ne rien lacher, à aller jusqu'au bout.
Michael Fassbender est dans ce role epoustouflant. On s'approprie ses idées, ses luttes, son histoire. Il nous parle alors de son dernier combat : la greve de la faim. Vif en emotions ce dialogue entre deux vrais personnages nous met encore plus en porte a faux avec nos idées préconcus de la vie et ses ideaux.

On assiste alors a une lente descente aux enfers de Bobby Sand, son corps peu a peu rongés, mangés. Il n'en reste plus qu'un legume. La encore le silence parle, ce silence horrible face a des images qui choquent, qui dérangent. La facon de filmer est encore la remarquable.
Mc Queen filme aussi la compassion d'un medecin face au drame qui est en train de se passer, deuxieme marque d'humanité dans le film après les pleurs du policier si on omet la gene du pretre dans le discours avec Sand.
La fin est on ne peut plus dramatique.

C'est le genre de film historique qui me plait. Il n'exagere pas le militantisme, ne donne pas un point de vue necessairement mais relate juste un fait de vie, une vision du conflit qui bouleverse en tout point, une vision taboo qui témoigne encore une fois de la dureté des années Tchatcher.
Le genre de film qui enfin donne envie d'aller se replonger dans les faits d'histoire pour mieux comprendre ce qu'a été la lutte de Bobby Sand et leurs conséquences sur le monde d'aujourd'hui.

Couronné de la camera d'or du meilleur premier film a Cannes, Hunger est un film a voir et a revoir.

Classieux


Note :  16,5/ 20


Petit commentaire de Steve Mc Queen 2 sur ses intentions :

"Je souhaitais montrer à quoi pouvait ressembler le quotidien d'un prisonnier dans le Quartier H en 1981. Ce que j'ai cherché à transmettre dans mon film, c'est ce qu'aucun livre et aucune archive ne révèle jamais : la dimension à la fois ordinaire et extraordinaire de la vie carcérale"





Par MaTT - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 17:57
Sympathique thriller, ce film m'a fait renouer un peu avec le cinéma francais.
Décu quelques semaines auparavant par le cynique Secret Defense, je retentais ma chance avec "Pour elle".

On y retrouve un Vincent Lindon convaincant dans le role du mari anéanti prêt a tout pour retrouver sa femme. Diane Kruger joue elle un ton en dessous a mon sens. On a du mal a rentrer dans son jeu.

L'histoire est un pur classique : Lisa (Diane Kruger) est arrêté par la police pour meurtre sur sa patrone sur un malentendu. Elle ecope de 20 ans de prison. Julien (Vincent Lindon) ne le supporte pas et sombre peu a peu dans la folie en mettant en place un plan astucieux pour faire evader sa femme de prison s'inspirant des plus grandes evasions de mafieux.

Il n'y a que peu de temps mort et le film est bien rythmé. Malgré quelques invraisemblance, on reste captivé de bout en bout et par le jeu de Lindon.

Un bon film de divertissement pour les amoureux du suspens.


Note 13,5/20



Par MaTT - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Profil

  • MaTT
  • Le blog de MaTT aux frontières des arts
  • Homme
  • 02/07/1985
  • FRANCE Moselle THIONVILLE
  • Passionné de musique, cinéma, série, photos et voyages

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Catégories

Recommander

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus